Paysage culturel : Iles-de-la-Madeleine

Comment se porte et se vit la culture loin des grands centres?

Lieu de rencontre et de musique, le café de la Grave est le cœur battant des îles en été. Adjacent cet ancien magasin générale, « le Vieux Treuil », une salle de spectacle qui a vu le jour en 1982 lorsqu’une bande de jeunes épris de théâtre et de musique a entrepris de sauver de la ruine l’entrepôt de l’ancien magasin général. Ils étaient 4, don Claude et Jean Marc. Nous les avons rencontrés lors de notre passage en tournée aux îles.

Claude, passionné de musique classique, possède une impressionnante collection de recueils et de partitions. Conjointement avec les jeunesses musicales, il œuvre depuis 30 ans à faire entendre et découvrir la musique classique aux îles. Marc Djokic (violon) & Julien Leblanc (piano), tout deux virtuose, étaient de passage. Ils nous ont partagé quelques notes lors du souper de notre arrivée aux l’îles.

Jean Marc, qu’on reconnaît au piano sur l’illustration du mythique café de la Grave, a animé le café des années durant. Aujourd’hui c’est Sonia, sa nièce, qui a repris la place. Accordéoniste, elle a parcouru le monde pendant des années avec le cirque Éloïse avant de revenir aux îles. Elle fait partie de la relève, comme Émile directeur du théâtre du Vieux Treuil. Ils sont revenus aux îles pour faire vivre et investir l’art et la culture dans leur région. Émile en plus de rouler le théâtre, a parti une ligne d’improvisation théâtrale et musicale. « On est une belle gang, on se tient » affirme t’il avec son grand sourire. Ils ont tous deux repris le projet artistique initié par leur prédécesseurs qui, animé par la passion, ont bâti c’est deux infrastructures, lieux d’accueil et d’échange.

C’est très inspirant de connaître l’histoire des gens qui contribue à faire vivre les arts et la culture aux quatre coins du Québec. Des écosystèmes portés à bout de bras par des passionnés et l’aide de nombreux bénévoles.

Aparté d’actualité :

À une autre époque, les pêcheurs utilisaient le « treuil » sur la Grave pour tirer les bateaux hors de l’eau. Depuis que les poissons se font moins nombreux, la Grave s’est transformé et accueil en été visiteurs, boutiques et café sur ce site historique plein d’âme et de charme. Le puis de forage qui sera construit en 2012 à 80 km du bord des îles inquiète les habitants. Si une erreur, un déversement, une contamination des eaux devaient se produire il en serait fini de la pêche et des belles plages peuplées en été (deux principaux moteurs économiques de cette région).

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